Le processus des auditions publiques instauré par l'Instance Equité et Réconciliation au profit des victimes des années 1956 à 1999 serait pour certains une mascarade. Les témoignages seraient triés, trop courts et avec l'interdiction de citer les noms des tortionnaires. L'IER (Instance Equité et Réconciliation) interdit de citer les noms des tortionnaires et les institutions étatiques responsables de la répression. Citer les noms impliquerait nécessairement des poursuites judiciaires. La réconciliation peut-elle se faire sans les deux parties : victimes et bourreaux ? Certaines victimes dénoncent l'entreprise. L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) annonce déja l'organisation d' "audiences publiques parallèles" donnant la parole à des témoins ignorés de l'IER. Enquête de Yann Barte, correspondant au Maroc.